Conil de la frontera un village où il fait bon vivre ! Conil de la frontera c'est d'abord une façon d'être, une manière de vivre, alliant traditions et modernité. Conil c'est aussi une station balnéaire, un tourisme de partage, accepté et maîtrisé.

Le village de Conil vue de la plage AndalouseConil de la frontera est un village blanc d'Andalousie. Sa particularité, pour un village Andalou, est d'être situé au bord de l'océan sur la côte dite de la lumière, un nom sans aucun doute du à la quantité de soleil que reçoit cette région à toutes les époques de l'année. Conil est avant tout un village de pêcheurs, le fait que la pêche ne soit plus, comme au cours de son histoire, la principale ressource économique n'y change rien.

Village ou petite ville, Conil abrite à l'année 22 000 habitants, ce petit coin de paradis semble moins prisé des Français que des Allemands et Anglais qui y passent de long mois d'hiver en appartement, hôtel ou camping. L'été la population peut être multipliée par 5, et c'est principalement un tourisme national qui vient profiter des plages et de l'accueil exceptionnel des habitants.

La notion de 'frontière' qui rend son nom un peu curieux pour un village qui n'est situé sur aucune frontière, si ce n'est celle, naturelle, de l'océan Atlantique nous vient de l'histoire. Au temps de la reconquête, Conil ... de la frontera a été comme d'autres villages de la région sur la frontière avec l'Andalousie Arabe, comme son célèbre voisin Vejer ... de la frontera, ce qui en a fait une région longtemps conflictuelle.

On ne peut évoquer Conil de la frontera sans évoquer la pêche. Longtemps la 1er ressource économique du village, même avant qu'il porte son nom, elle est aujourd'hui dépassée, en tant que ressource économique, par le tourisme et mise en difficulté par les méthodes de pêche industrielles et les quotas. Mais cela ne change rien, le village vit une histoire d'amour avec le poisson et ses pêcheurs. La pêche aujourd'hui prend plusieurs formes, c'est une flotte artisanale basée au port, c'est la fameuse Almadraba, cet immense filet labyrinthe dans lequel viennent se perdre les thons rouges lors de leur migration annuelle vers la Méditerranée.

Parmi les autres secteurs traditionnels qui ont survécus on peut citer l'agriculture et l'élevage. L'agriculture à été longtemps celle des céréales, blé et maïs, aujourd'hui c'est aussi le secteur des légumes. Les légumes des potagers de Conil ont une grande réputation dans la province, notamment pour les méthodes de production restées traditionnelles, que l'on pourrait appeller 'bio'. L'élevage se distingue avec, entre autre, la race de vache "Retinto", belles bêtes à la robe marron que l'on voit dans les prés alentours.

Depuis quelques décennies, le climat, la qualité de l'accueil et surtout la beauté des paysages et l'intérêt de la région ont fait, je le suppose, du tourisme la principale ressource économique du village. Mais Conil n'a pas vendu son âme et loin s'en faut. Le village a su se développer autour de ce concept, respect mutuel, hauteur des immeubles, hôtels limités à deux étages, zones naturelles protégées, en font ce qui me semble être un modèle de développement touristique quasi exemplaire.

L'été n'est pas la seule période où il fait bon vivre à Conil. Beaucoup de retraités ont acheté des appartements ou garent leur camping-car le long des plages et dans les camping environnants, de nombreux surfeurs viennent également profiter des vagues du doux hiver.

Conil de la frontera fait partie de la province de Cádix, et de la communauté autonome d'Andalousie. Pour en savoir plus sur le découpage administratif Espagnol et la position de Conil de la frontera.

Alors, bienvenue à Conil !